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Pourquoi intégrer LEED et BCZ à un projet ?

Le Conseil du bâtiment durable du Canada propose deux cadres complémentaires qui ont pour objectif de réduire l’empreinte carbone des bâtiments : LEED et Bâtiment Carbone Zéro (BCZ).

 Intégrer LEED et BCZ permet de :

  • Structurer une démarche complète de durabilité;
  • Quantifier précisément les émissions de gaz à effet de serre (GES) sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment;
  • Réduire les risques liés aux futures lois et réglementations;
  • Accéder plus facilement et plus tôt dans le projet à des sources de financement vert;
  • Concevoir un bâtiment à très faible consommation d’énergie, réduisant ainsi les coûts d’exploitation;
  • Répondre aux exigences environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) ainsi qu’aux attentes croissantes du marché.

Ces certification sont un objectif commun : réduire l’impact climatique du bâtiment. Bien intégrées dès la conception, elles permettent d’éviter les dédoublements, de simplifier la documentation et d’accélérer la transition vers des bâtiments carboneutres. Leur intégration permet d’unifier la stratégie plutôt que de multiplier les démarches.

Quelle est la différence entre LEED et BCZ ?

La principale différence est leur approche.

LEED est un système de certification environnementale holistique touchant tous les aspects liés au développement durable. Il est le plus répandu au Canada et couvre :

  • L’efficacité énergétique et la réduction des émissions de carbone opérationnel;
  • La gestion de l’eau;
  • Les matériaux et les ressources, incluant le carbone intrinsèque;
  • La qualité des environnements intérieurs;
  • L’aménagement du site et l’accès au bâtiment.

La certification agit comme un cadre global de durabilité.

À l’inverse, BCZ se concentre exclusivement sur la performance carbone afin d’assurer que le bâtiment fonctionne de manière carboneutre. Il mesure :

  • Le carbone opérationnel : lié à l’énergie consommée;
  • Le carbone intrinsèque : lié aux matériaux et à la construction).

Cette différence rend les deux systèmes complémentaires. Bien que LEED inclut le carbone opérationnel et intrinsèque, l’intégration des deux certifications assure l’atteinte des plus hauts standards en termes d’efficacité énergétique et de performance carbone tout en assurant de couvrir les aspects liés au développement durable. D’autre part, comme la certification BCZ peut s’obtenir dès la fin de la phase conception, ceci permet de démontrer rapidement l’engagement d’offrir un bâtiment performant.

Qu’est-ce que chacune des certifications apporte à un projet ?

Dans les projets que TST accompagne, cette complémentarité se manifeste naturellement.

LEED, en plus d’amener des critères de performance en lien avec tous les aspects du développement durable, agit comme la colonne vertébrale de durabilité du projet. Elle offre une structure de planification qui intègre toutes les disciplines autour d’objectifs de durabilité communs.

BCZ, permet de se positionner comme leader en termes de décarbonation en quantifiant les émissions sur l’ensemble du cycle de vie du bâtiment et orientant des choix spécifiques permettant l’obtention d’un bâtiment qui rencontre un niveau de performance énergétique élevé et des seuils d’émissions GES alignés avec les objectifs de décarbonation mondiales.

LEED aide à répondre notamment aux questions suivantes :

  • Comment intégrer tous les aspects d’un bâtiment durable sans en oublier ?
  • Comment réduire la consommation d’énergie ?
  • Comment choisir des matériaux contribuant à la fois à la performance thermique de l’enveloppe, à la réduction du carbone intrinsèque, sans compromettre la santé et le bien-être des occupants ?
  • Que mettre en œuvre afin que l’équipe d’exploitation puisse maintenir la performance après la livraison et sur la durée de vie du bâtiment ?

BCZ quant à elle, répond à des questions complémentaires

  • Comment assurer que le bâtiment atteint les plus hauts standards en termes de décarbonation ?
  • Quelles stratégies permettent réellement d’atteindre la carboneutralité ?
  • Comment valider les résultats à l’aide de mesures et de vérifications indépendantes ?
  • Comment s’assurer que le bâtiment soit résilient et continue de répondre aux plus hauts standards de performance carbone, respecte la règlementation future et demeure un actif de choix même après plusieurs années d’opération ?

 Ainsi, un projet LEED bien conçu est souvent déjà aligné avec les exigences de la certification BCZ, laquelle vient renforcer sa performance énergétique et ses réductions des émissions de carbone.

Où se trouvent les synergies techniques ?

Plusieurs exigences peuvent être mutualisées si la planification est faite dès la phase conceptuelle.

1. La modélisation énergétique peut-elle servir aux deux certifications ? Oui.

La modélisation énergétique réalisée pour optimiser la performance dans LEED fournit les données nécessaires au calcul des émissions opérationnelles exigées par BCZ. Un seul modèle énergétique peut alimenter deux processus de certification.

2. Les déclarations environnementales de produit (DEP) sont-elles utiles pour les deux systèmes ? Oui.

La sélection de matériaux avec DEP contribue aux crédits LEED liés à la réduction de l’impact du cycle de vie et permet la sélection des matériaux nécessaires à l’atteinte des seuils de performance de carbone intrinsèque requis par BCZ. De plus l’analyse de cycle de vie du bâtiment, nécessaire pour la quantificationdu carbone intrinsèque du bâtiment, en utilisant notamment les DEP, estutilisable dans les deux certifications.

3. Les autres éléments de LEED tels que la mise en service facilitent l’atteinte des objectifs de BCZ? Absolument.

La mise en service exigée par LEED impose notamment la vérification des performancesénergétiques et le transfert du bâtiment vers l’équipe d’opération. Ceci permetdonc d’assurer d’obtenir réellement la réduction de coûts d’opération au fil dutemps visée par l’atteinte des niveaux de performance énergétique requis parBCZ.

Pourquoi l’intégrer dès la phase conceptuelle ?

 Lorsque les certifications sont abordées séparément ou tardivement, les équipes doivent souvent :

  • Refaire des calculs;
  • Mettre à jour certains plans et devis;
  • Modifier la conception déjà figée.

À l’inverse, une intégration précoce permet :

  • D’analyser les concepts et de les améliorer sans engendrer de coûts de reprises;
  • D’obtenir le maximum de subvention possible;
  • D’éviter la « lourdeur » des certifications;
  • D’obtenir plus rapidement les certifications, notamment BCZ qui peut s’obtenir dès la fin de la conception.

 Cette approche réduit le travail, améliore les échéanciers et favorise l’apprentissage collectif de l’équipe. La simplicité ne vient pas de la réduction des exigences, mais de l’intelligence des processus.

Quel est le rôle du consultant dans cette intégration ?

 L’intégration des certifications exige une lecture transversale des exigences techniques.

 Le consultant agit comme :

  • Un stratège en durabilité;
  • Un coordonnateur interdisciplinaire pour les objectifs de durabilité;
  • Un vulgarisateur technique;
  • Une personne ressource qui fournit l’ensemble des recommandations nécessaires à la prise de décision au bon moment dans le projet.

Dans un marché saturé de listes de vérification, de cases à cocher et d’acronymes, le rôle du consultant est de redonner du sens au processus et d’aider à faire les bons choix : expliquer pourquoi mesurer, comment optimiser et quoi prioriser. C’est cette cohérence qui permet de passer d’une certification à une véritable culture carboneutre.

L’intégration de ces certifications favorise-t-elle une culture de décarbonation durable ?

 Oui et c’est probablement son plus grand bénéfice. L’intégration de LEED et du BCZ dépasse la simple question technique. Elle témoigne d’une maturation culturelle du marché de la construction durable au Canada.

 En combinant :

  • La vision globale de LEED;
  • Le haut niveau de performance requis par du BCZ.

Les équipes développent un langage commun de performance environnementale et de décarbonation.

Cela renforce :

  • La transparence;
  • La mesurabilité;
  • La crédibilité auprès des investisseurs et des institutions;
  • La résilience à long terme des actifs immobiliers.

 L’intégration devient alors un levier stratégique, et non un exercice administratif.

Finalement, est-ce une addition ou un alignement ?

Intégrer LEED et BCZ ne consiste pas à additionner des certifications, mais à aligner les objectifs : la décarbonation, dans un contexte de durabilité et dans le respect de la santé et du bien-être des occupants du bâtiment.  

Prêt.e à intégrer une ou plusieurs certifications durables dans votre projet ? Contactez dès aujourd’hui Isabela, pour compter sur une équipe d’expert.

 

IsabelaR. Ramos Dib

Cheffe d’équipe – Certifications environnementales

i.ramos@tst-inc.ca

+1 (514)884 2671

 

 

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