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Qu’est-ce qu’un bilan GES ?

Mesurer ses émissions de gaz à effet de serre (GES) n’est plus une option : c’est un impératif stratégique. Le bilan GES permet aux organisations de comprendre leur empreinte carbone, d’orienter leurs décisions, de crédibiliser leurs engagements environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) et de faciliter l’accès aux marchés, au financement et aux programmes de soutien. Dans un contexte où les normes IFRS redéfinissent les obligations de divulgation au Canada, il devient un outil clé de performance et de résilience à long terme.

Pourquoi votre organisation a-t-elle besoin d’un bilan GES ?

Le bilan GES, également appelé inventaire GES, est l’outil qui permet de mesurer et compiler les émissions de gaz à effet de serre d’une organisation sur une période donnée. À l’instar d’un état financier, qui informe les parties prenantes sur la santé économique d’une entreprise, le bilan GES offre une vision claire de sa performance environnementale.

Il couvre généralement une période de 12 mois, alignée sur l’année financière ou l’année civile, et constitue un indicateur stratégique pour l’organisation. Les raisons pour réaliser un bilan GES sont multiples :

  • Conformité réglementaire;
  • Engagement envers les parties prenantes;
  • Exigences de clients ou d’investisseurs;
  • Intérêt et conscience environnementale.

Des normes reconnues internationalement encadrent ce processus, soit le GHG Protocol et ISO 14064.

Le bilan GES peut-il guider vos décisions stratégiques ?

Dans un contexte marqué par les changements climatiques, l’adoption croissante de stratégies ESG et l’intégration des données extra-financières dans les décisions stratégiques, le bilan GES devient un outil incontournable pour orienter vos choix organisationnels.

Loin d’être un simple exercice de conformité, il permet de mesurer, comprendre et maîtriser l’impact carbone de votre organisation. Aujourd’hui, il est de plus en plus difficile de gérer efficacement une entreprise sans avoir une vision claire de ses émissions, que ce soit pour :

  • Accéder à de nouveaux marchés;
  • Obtenir des subventions ou financements;
  • Répondre aux exigences croissantes des investisseurs et institutions financières.

Comment réalise-t-on un bilan GES ?

Réaliser un bilan GES consiste à collecter et quantifier les émissions de gaz à effet de serre générées par l’organisation. Ces émissions proviennent principalement des consommations d’énergie :

  • Combustibles fossiles : gaz naturel, diesel, essence, etc.;
  • Énergies achetées : électricité, vapeur, eau chaude ou eau refroidie;
  • Gaz frigorigènes : souvent très puissants en termes de potentiel de réchauffement climatique.

Dans certains secteurs industriels, les procédés spécifiques peuvent également générer des émissions importantes. Pour obtenir le bilan, ces quantités sont multipliées par des facteurs d’émission, publiés par les gouvernements, organismes de référence ou fournisseurs d’énergie. Cette démarche permet de transformer les consommations énergétiques et procédés industriels en tonnes équivalent CO₂, fournissant ainsi une base solide pour la stratégie carbone de l’entreprise.

Quelles sont les différentes portées et que signifient-elles ?

Un bilan GES se structure généralement en trois portées (1, 2 et 3) qui classifient les émissions selon leur origine et leur niveau de contrôle par l’organisation.

Portée 1 : émissions directes

Elles proviennent des sources détenues ou contrôlées par l’organisation, comme la combustion sur site ou la flotte de véhicules.

Portée 2 : émissions indirectes liées à l’énergie

Elles incluent les émissions associées à la production de l’énergie achetée et consommée, telle que l’électricité, la vapeur, la chaleur ou le froid.

Portée 3 : autres émissions indirectes

Cette catégorie couvre l’ensemble des émissions de la chaîne de valeur, en amont et en aval, notamment : les achats de biens et services, les déplacements, le transport des marchandises, l’utilisation des produits et leur fin de vie.

Cette classification permet à l’organisation de prioriser les leviers d’action et de mieux comprendre où concentrer ses efforts pour réduire son empreinte carbone.

Par où commencer : portée 1, 2 ou 3 ?

Pour débuter un bilan GES, il est généralement recommandé de commencer par les portées 1 et 2, puis d’ajouter progressivement la portée 3.

Les émissions directes (portée 1) et celles liées à l’énergie achetée (portée 2) sont plus faciles à identifier, mesurer et contrôler. Cette approche progressive permet d’établir une base de référence solide, de structurer les processus de collecte de données et de concentrer les efforts sur les leviers d’action sur lesquels l’organisation a un contrôle direct.

L’intégration graduelle de la portée 3, en fonction de la qualité et de la disponibilité des données, complète le portrait global des émissions et permet de développer une stratégie de réduction plus cohérente et efficace.

Comment quantifier les émissions de la portée 3 avec précision ?

La portée 3, qui couvre les émissions indirectes de la chaîne de valeur, peut être plus complexe à quantifier, mais il existe plusieurs méthodes adaptées selon le niveau de précision souhaité et la capacité d’action de l’organisation.

Dans un premier temps, il est possible de produire des estimations à partir de données moyennes, comme les facteurs d’émission monétaires basés sur les dépenses d’approvisionnement.

Lorsque les données sont disponibles, il est également possible de collecter des informations directement auprès des fournisseurs, ce qui améliore la précision du bilan et permet d’identifier des leviers de réduction ciblés.

À mesure que l’organisation gagne en maturité, cette approche peut évoluer vers l’utilisation de données spécifiques aux produits ou services, offrant ainsi une comparabilité plus fine et une prise de décision stratégique renforcée.

Faut-il faire appel à un.e expert.e pour votre bilan GES ? 

La réalisation d’un bilan GES peut être effectuée en interne si l’organisation dispose des compétences, du temps et d’une bonne connaissance des standards méthodologiques. Cependant, pour une première démarche ou pour garantir la rigueur et la conformité, il est fortement recommandé de se faire accompagner par un.e consultant.e spécialisé.e, comme les expert.e.s de TST.

Un accompagnement professionnel permet de :

  • Structurer la méthodologie et s’assurer de la conformité aux référentielsreconnus (GHG Protocol, ISO 14064);
  • Réduire les risques d’erreurs et poser des bases solides pour les futurs bilans;
  • Identifier rapidement des leviers d’action pour améliorer le bilan dès lapremière année.

Une fois l’expertise développée, certaines organisations choisissent d’internaliser tout ou partie du processus, tout en continuant à bénéficier de l’accompagnement stratégique de TST pour optimiser leurs décisions et leur performance environnementale.

Prêt.e à réaliser votre bilan GES ?

Vous souhaitez mesurer et comprendre l’empreinte carbone de votre organisation pour mieux orienter vos décisions, respecter vos engagements ESG et optimiser votre performance environnementale ? 

Faites confiance à Nicolas Vincent et à l’équipe d’expert.e.s de TST, qui vous accompagnent à chaque étape : de la collecte des données à la quantification précise des émissions, jusqu’à la définition de leviers d’action stratégiques pour réduire votre impact GES.

Contactez-nous dès aujourd’hui pour planifier votre bilan GES et transformer vos données en décisions concrètes et durables.

Nicolas Vincent

Stratège d’impact ESG

n.vincent@tst-inc.ca

+1 (514) 805-1148

 

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